La Commission a pour mission de formuler, soit d’initiative, soit à la demande des autorités, sous forme d’avis ou de rapports, les différents points de vue exposés en son sein concernant les problèmes relatifs aux productions végétales, animales et horticoles à usage alimentaire humain ou animal; à la transformation industrielle et artisanale, à tous les stades, des produits tant indigènes qu’importés, des activités susmentionnées en denrées alimentaires à usage humain ou animal ; à l’exportation d’eaux minérales et de la fabrication de boissons ; au commerce d’importation, d’exportation, de gros ou de détail des produits, denrées et boissons susmentionnées.
La Commission Consultative Spéciale de l’Alimentation est donc un organe consultatif et d’avis. Elle exerce un rôle d’information et d’étude. Mais avant tout, la Commission se veut une plateforme de réflexion et de dialogue ainsi qu’une courroie de transmission de l’opinion des interlocuteurs sociaux vis-à-vis des autorités.
Elle assure ainsi un suivi constant de l’évolution économique et sociale de la branche, diffuse également en juin et en décembre une analyse détaillée de l’évolution conjoncturelle de l’industrie alimentaire et des différentes branches d’activité qui la composent. Celle-ci est complétée par un dossier statistique fouillé reposant sur des données objectives, base de documentation et de discussions.
Chaque année, le secrétariat établit un rapport approfondi sur l’évolution de l’emploi. Il décrit l’évolution, la structure, la localisation de l’emploi ouvrier et employé par sexe, taille des établissements, sous-secteurs et région.
Les travaux menés au cours de ces dernières années ont amené la Commission à compléter ce rapport par des analyses pointues sur des aspects plus qualitatifs de l’emploi, tels que le travail à temps partiel, le nombre d’heures et de jours prestés, l’évaluation de l’emploi exprimé en équivalent temps plein, le travail atypique (travail le soir, de nuit, le week-end, à domicile), l’horaire de travail (travail posté en équipes, horaire variable volontaire ou imposé, horaire décalé ou coupé), le degré de féminisation, le travail intérimaire, le chômage temporaire et ses différentes causes…
Chacune de ces facettes fut analysée dans une perspective plus large que la seule industrie alimentaire, afin de mieux situer la branche et ses sous-secteurs par rapport aux autres industries manufacturières ou encore de positionner l’industrie alimentaire belge par rapport à ses principales concurrentes européennes.
Parallèlement, d’autres travaux de la Commission ont conduit à étudier et à suivre l’évolution des salaires, des gains horaires et des coûts salariaux, de la rentabilité et l’évolution comparative à long terme des ratios financiers des entreprises.
D’autres avancées ont été réalisées. Ainsi, à la demande des partenaires sociaux, le secrétariat publie également chaque mois, depuis le début 2003, « l’évolution récente de l’emploi dans les entreprises de l’industrie alimentaire de plus de dix personnes » et, tous les trimestres, une note sur « les faillites dans le secteur alimentaire ».
La Commission consultative spéciale de l’Alimentation se veut, avant tout, une plateforme d’étude, de réflexion, de dialogue et d’informations au service des partenaires sociaux. Elle prête également volontiers son concours à l’Institut de formation professionnelle (IFP) et est régulièrement sollicitée par des centres de formation et d’insertion régionaux, des chambres de commerce, des instituts d’études et de conjoncture, des ambassades … et différents acteurs économiques de l’Alimentation.
Plus d'informations ? http://www.ccecrb.fgov.be